Je veux que l'homme traite l'homme en homme

  Je veux que l'homme traite l'homme en homme
Car c'est un vent mauvais qui souffle sur l'hexagone
C'est pas des paroles en l'air, non y a pas de travers
C'est pas un cours de morale, c'est juste une pensée globale
C'est pas difficile de voir que tout le monde s'enlise
Il suffit d'ouvrir les yeux pour mater la crise
L'esclavage économique c'est la moderne réalité
D'une société mécanique qui peut très bien te broyer
Puis te laisser seul, puis te laisser tomber
La pression est trop forte pour qui ne sait pas lutter
J'ai des frissons de dégoût quand je vois ces charters
Remplies d'homme humiliés par ces méthodes guerrières
Il y a des gens dans la rue qui dorment sous des cartons
Oubliés et balayés par l'administration
Il y a d'la vaisselle cassée, il y a des gosses martyrisés
Il y a des coups qui pleuvent et ce ne sont pas des fessées
Des chômeurs dans chaque famille et des drames à gogo
Des cris dans les cours d'immeubles avec la mort en écho
Des seringues dans un corps à peine sorti de l'enfance
Des couteaux affutés et des sirènes d'ambulance
La couleur de la nuit brille dans les yeux des marmots
La noirceur de la vie les fait briller un peu trop tôt
Je vis dans une société où les rapports sont faussés
Où la couleur de l'argent est plus belle que celle des gens
Je vois des mères qui pleurent et des jeunes qui glissent
Sur la pente savonneuse du crime et du vice
Je vois des fafs qui s'ignorent et d'autres qui s'affichent
Des regards acérés et des paroles révélatrices
Des putains de faits divers dans des paniers à salade
Des bavures policières derrière des palissades
Une colère générale dans toutes les cités
Le désespoir fait tâche dans ce pays de libertés
Le constat est amer quand à l'égalité
Il devient dérisoire au vu de la fraternité
La haine est dans la place et la misère est aux aguets
Le bateau fait naufrage et les capitaines sont dépassés
Nous sommes les galériens et nous devons écoper
Depuis la nuit des temps nous continuons de ramer
# Posté le mardi 15 avril 2008 12:06

Cher toi, je ne serai pas en classe aujourd'hui...

Cher toi, je ne serai pas en classe aujourd'hui…
Cher toi,
Je ne serai pas en classe aujourd'hui.
Ni demain.
J'ai été arrêté à la sortie du métro.

Ils m'ont mis les menottes.
Ils ont pris les lacets de mes chaussures, ma ceinture.
J'ai dû me mettre tout nu devant eux.
Ils m'ont emmené là.
C'est une prison.

Il y a des grilles, des caméras, et des policiers qui surveillent.
Des hommes, des femmes de tout âge et même des enfants.
Certains n'ont pas plus de trois ans.
C'est un haut-parleur qui nous ordonne de nous lever le matin et de nous coucher le soir.
De toute façon, on ne dort pas.
Il y a le bruit des avions très fort juste à côté.
Ils disent qu'ils vont m'expulser.
Pour aller où ?
Cela fait si longtemps que je suis ici.
Là-bas, je suis plus étranger qu'ici !
J'ai peur.
Ceux qu'ils trouvent «insolents», ils les ligotent, ils les frappent.
Jamais je n'aurais cru qu'un tel endroit puisse exister.
Il faut que cela se sache.
Je compte sur toi pour que cela se sache.

# Posté le samedi 12 avril 2008 15:04

Les ogres: un superbe groupe membre de Resf

 Les ogres: un superbe groupe membre de Resf
les ogres de barback

Y'a Paris, la capitale, qui renifle son trou de bals,
Intra-muros c'est brillant, dehors c'est pour les paysans.
D'ailleurs s'il n'en restait qu'une, ce serait sûr'ment celle-là :
Qu'une aussi con que la lune et prétentieuse, comme il se doit.
Mais Paris, ça reste en France, les Français restent des Français,
Les chevilles en évidence, le nombril insatisfait !

À Rennes où il fait bon vivre, j'y ai vu - pardonnez-moi,
Des masses de foules ivres, des seringues plein les bras,
Un soir, une chose amusante, sur la route, croyez-moi :
La police qui plaisante d'un cadavre sur le toit.
Mais Rennes, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des reins en convalescence, des poumons dans le regret.

Puis y'a Bordeaux la bourgeoise avec son grand cru classé
Que l'on déguste dans l'extase, dans les grands lieux new-yorkais
Qui indique à sa mémoire ce qui est bon, ce qui est mauvais :
Si pour Papon, c'est un trou noir, le Girondin c'est un succès.
Mais Bordeaux, ça reste en France, les Français restent des Français
Des trouillards de gauche en transe ou des cons de droite muets.

À Toulouse, la ville rose, peut-être sont-ils un peu chauvins ?
Quand ils jacassent pas du rose, ils te parlent des Toulousains,
Ils ont un patois bien sûr, qu'ils utilisent parfois,
Pour écrire sur les murs d'une usine : « Plus jamais ça ».
Mais Toulouse, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des canards qui l'été dansent sur des rythmes « afro-laid ».

Puis il y a Marseille, celle qui a son port si charmant,
Sa Méditerranée belle, sa sardine et ses harengs.
Comme un tout petit village, un hameau ensoleillé,
Qui n'a qu'un désavantage : d'être rempli de Marseillais !
Mais Marseille, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des grandes gueules à qui l'on pense, quand on veut avoir la paix.

Entre le Rhône et la Saône, il y a Lyon et ses reflets.
En banlieue, il y a sa zone, ses odeurs et ses rejets.
Sa gastronomie connue, qui veut nous faire oublier
Pour ne pas être déçus, tous ces scandales financiers.
Mais Lyon, ça reste en France, les Français restent des Français.
Des bonnes bouffes en concurrence, des non-dits sur le palais.

Lorsque j'ai connu Strasbourg pour la toute première fois
Je pensais trouver l'amour dans les rues de celle-là
Mais il y eut soudain un doute dans cette ville un peu cruche
Où l'on me parlait de choucroute, d'Europe et de flamenkuche
Mais Strasbourg, ça reste en France, les Français restent des Français
L'égalité en « free-lance », l'humanité qui s'essaie.

Il y a Lille dans le nord comme il y a le nord en Lille
Des grands hommes gras et forts ou des consanguins débiles
Les grands projets planétaires qui dépensent sans se soucier
À deux pas de la misère des petits enfants minés
Mais Lille, ça reste en France, les Français restent des Français
Des terrils d'arrogance, l'inégalité au sommet.

Après cet air géographe, une petite explication
Je ne cherche pas les baffes, je ne cherche pas la baston
Mais lorsque je vois au loin qui agitent leurs drapeaux
La grande race des chauvins, juste à côté des fachos,

Ben, moi qui suis né en France dans un bled incognito
Je ne comprends pas la démence, je ne vois pas les idéaux
De ceux qui pensent la naissance, comme une attache, un ghetto
Pardonnez-moi cette offense et traduisez en ces mots :

Issu de la poussière, je m'en retourne à la poussière
Issu de la planète terre, je m'y promène sans frontière !
Issu de la poussière, on s'en retourne à la poussière
Issu de la planète terre, on s'y promène sans frontière !
# Posté le dimanche 09 mars 2008 06:03

Résister ou colaborer? Ne rien faire, c'est colaborer.

# Posté le jeudi 17 janvier 2008 16:16
Modifié le jeudi 14 février 2008 14:13

Tout le monde

Tout le monde
Il faudrait que tout le monde réclame auprès des autorités,
Une loi contre toute notre indifférence,
Que personne ne soit oublié,
Et que personne ne soit oublié.

Carla Bruni
# Posté le mercredi 26 décembre 2007 14:02